Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

éternuer dans le Littré

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1éternuer v. n. (é-tèr-nu-é)

  1. 1Faire un éternument.

    • Ne fût-ce que pour l'heur d'avoir qui vous salueD'un, Dieu vous soit en aide, alors qu'on éternue Molière, Sgan. 2
    • Il [le riche, le puissant] crache fort loin et éternue fort haut La Bruyère, VI
    • Il [le pauvre, le faible] crache presque sur soi, et il attend qu'il soit seul pour éternuer, ou, si cela lui arrive, c'est à l'insu de la compagnie La Bruyère, ib.
    • On vous salue, quand vous éternuez, pour vous marquer, dit Aristote, qu'on honore votre cerveau, le siége du bon sens et de l'esprit SAINT-FOIX, Ess. Paris, Œuvres, t. IV, p. 276, dans POUGENS
    • Que direz-vous, monsieur le zélé, à ce malheureux qui bâille et dort tout éveillé, et à l'autre qui depuis trois heures éternue à se faire sauter le crâne et jaillir la cervelle ? que leur direz-vous ? - Ce que je leur dirai ? - Oui ! - Eh ! parbleu ! je dirai à celui qui éternue, Dieu vous bénisse, et va te coucher à celui qui bâille Beaumarchais, Barbier, III, 5
    • Substantivement.

      • Tous les marchers, toussers, éternuers sont différents Pascal, dans COUSIN
  2. 2Activement, par plaisanterie. Il m'a éternué son bonjour, il m'a dit bonjour en éternuant.

    • Éternuer un mot, un nom, se dit quelquefois, par plaisanterie, d'un mot où il y a beaucoup de consonnes sifflantes, et particulièrement des noms polonais ou russes.

Étymologie

Berry, étourner ; bourguig. étarnué, wallon, stierni ; provenç. estornudar, stornudar, estrunidar ; catal. esternudar ; espagn. estornudar, ital. starnutare ; du latin sternutare, fréquentatif de sternuere, qui se rapproche beaucoup du grec πτάρνυσθαι.

2éternuer, euse s. m. et f. (é-tèr-nu-eur, eû-z')

  1. Celui, celle qui éternue fréquemment.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander