Les sonorités
Allitération, assonance, consonance : définitions
La rime n'est pas la seule parenté de sons. L'assonance répète une voyelle (« amour » et « tabou » : a, puis ou), la consonance répète des consonnes avec des voyelles libres (« amour », « mer », « mur »), l'allitération est la consonance en tête des mots (« pour qui sont ces serpents qui sifflent »). Chaque page donne trois listes : les mots aux mêmes voyelles sur les deux dernières syllabes, ceux qui finissent par la même voyelle, ceux qui ont les mêmes consonnes ; les sons partagés sont marqués dans la transcription phonétique.
À quoi ça sert
Pour un vers, un slogan, un nom : prolonger une sonorité sans rimer, ou repérer une répétition qu'on n'avait pas voulue. Les listes se filtrent par nombre de syllabes et par nature, et chaque mot mène à ses rimes.
Allitérations et assonances célèbres
Les figures de sons des manuels, à écouter : chaque vers mène à sa scansion, qui relève les voyelles et les consonnes qui reviennent.
- Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? Racine, Andromaque : allitération, le sifflement des s
- Les sanglots longs des violons de l'automne Verlaine, Chanson d'automne : allitération, les l et les s qui traînent, et la voyelle on
- Un frais parfum sortait des touffes d'asphodèle Hugo, Booz endormi : allitération, le f qui souffle, quatre fois
- Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant Verlaine, Mon rêve familier : assonance, les voyelles é et an qui reviennent
- Tout m'afflige et me nuit et conspire à me nuire Racine, Phèdre : assonance, le i aigu, cinq fois
- Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée Racine, Phèdre : assonance, la voyelle ou, quatre fois