âpreté s. f. (â-pre-té)
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Qualité de ce qui est âpre, au propre et au figuré. L'âpreté des chemins. L'âpreté au goût. L'âpreté du style.
L'âpreté de la saison
Voltaire, Hist. de Russie, I, 17- Oui, jusque dans tes fers ton amant a portéDes monts qui l'ont nourri la sauvage âpreté DELAV., Paria, I, 2
Une âpreté de naturel
ST-ÉVREM., II, 13L'âpreté et la dureté qui exigent les revenus
Massillon, Disc. Syn. Avar.L'âpreté pour vos intérêts
Massillon, Disc. Syn. Divisions.Saint Bernard aplanissant non pas l'âpreté du sentier évangélique, mais celle des cœurs rebelles
Massillon, St Bernard.La voie du ciel conserverait toute son âpreté pour les justes
Massillon, Immut.- Auteur de tous mes maux, dont l'âpreté rigide,Dont le cœur inflexible à ce coup m'a porté Voltaire, Scythes, IV, 5
- Préféraient de nos mœurs la grossière âpretéAux attentats commis avec urbanité Voltaire, ib. I, 5
Étymologie
Provenç. asperitat, aspredad, aspretat ; anc. espagn. asperidad ; ital. asprità, de asperitatem, de asper (voy. ÂPRE). On a dit, dans l'ancien français, aspreur et aspresse.