ébahir (s') v. réfl. (é-ba-ir ; Palsgrave, XVIe s. p. 19, dit que l'h est aspirée)
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Rester la bouche ouverte, s'étonner, être surpris. On s'ébahit à la vue d'un événement imprévu ou d'un spectacle agréable.
Remarque
L'ancien français faisait ébahir actif ; il est fâcheux qu'il ne soit plus que réfléchi.
Étymologie
Wallon, esbawi ; provenç. esbair ; ital. sbaire ; de es- préfixe, et le radical baïr, étonner, qui est dans le rouchi bahi, étonnant, dans l'espagnol em-bair, faire illusion, et dans l'italien baire, étonner, et que les étymologistes regardent comme dérivé de bah, exclamation naturelle d'étonnement. Comp. pourtant BAYER, BÉER.