écacher v. a. (é-ka-ché)
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1Écraser en aplatissant. Écacher du sel.
La justice et la vérité sont deux pointes si subtiles, que nos instruments sont trop émoussés pour y toucher exactement ; s'ils y arrivent, ils en écachent la pointe, et appuient tout autour, plus sur le faux que sur le vrai
Pascal, Pensées, t. I, p. 259, éd. Lahure.- Arrête, dieu muet, n'écache point mon bois Thomas Corneille, Berger extrav. V, 6
Ils [les éléphants] écachent et détruisent dix fois plus de plantes avec leurs pieds qu'ils n'en consomment
Buffon, Éléphant.Je ne vois d'autre parti que de prendre son enfant, et que de l'écacher contre la terre
Diderot, Nouv. Pens. philos. 69
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2Terme de lamineur. Aplatir le fil, en le faisant passer entre deux cylindres d'acier.
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Terme de papeterie. Comprimer en tous sens, entre les mains, les feuilles de papier qui viennent d'être achevées.
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Terme de cirier. Pétrir la cire pour la rendre molle.
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Dresser une lime, une faux, un croissant sur la meule.
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3S'écacher, v. réfl. Être écaché. Une pointe qui s'écache.
Étymologie
Picard, écoocher ; norm. écancher. Le simple cacher se trouve dans Ronsard (.... à pieds deschaux cache le vin nouveau, 746), dans le wallon quahî, couper, le namurois quachî, couper, le rouchi quoissier, blesser. Graugagnage le tire du hollandais kwetsen, blesser, meurtrir ; allem. quetschen ; angl. to quash. Mais les formes anciennes, qui n'ont point d's dans la finale, et la forme picarde ne s'y accordent pas bien. Il faut donc se tourner du côté de Diez, qui y voit le parallèle de l'espagnol cacho, serré, pressé ; ital. quatto ; provenç. quait ; sarde, cattare, aplatir en serrant ; le tout venant du participe latin coactus, serré, serré, pressé (voy. CACHER).