échevelé, ée adj. (é-cheu-ve-lé, lée ; comme deux e muets se suivent, le premier prend le son de eu)
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1Qui a la chevelure éparse et flottante.
- Elle accourt l'œil en feu, la tête échevelée Boileau, Lutr. II
Ou tel que d'Apollon le ministre terrible, Impatient du dieu dont le souffle invincible Agite tous ses sens, Les yeux étincelants, la tête échevelée, Du temple fait mugir la demeure ébranlée Par ses cris impuissants
J.-B. Rousseau, Ode au comte du Luc.C'était un jeune homme d'une figure charmante ; pâle, échevelé, baigné de pleurs, il était à genoux au chevet de mon lit
Mme DE GENLIS, Mlle de la Fayette, p. 35, dans LACURNE- Un de ces soirs fameux, chers au peuple romain,Où des temples secrets la Vénus impudiqueSortait échevelée, une torche à la main Alfred de Musset, Poés. nouv. Lett. à Lamartine
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Poëte échevelé, s'est dit, sous la Restauration et depuis, pour poëte romantique ; tantôt par raillerie et tantôt sérieusement, comme dans ce vers :
- Ô poëtes sacrés, échevelés, sublimes ! Victor Hugo, F. d'aut. 38
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2Par extension, pendant et en désordre.
Qu'un jeune homme soit frappé de l'effet d'une cascade.... le bruit, les masses d'ombres, les plantes échevelées, la neige de l'écume, tout se gravera dans la mémoire de l'élève
Chateaubriand, Dessin, 273- Le Danube qui, par cinq fleuves,Tombe échevelé dans la mer Victor Hugo, Orient. 12
Étymologie
Écheveler ; Berry, égêvé. On a dit aussi deschevelé.