éclabousser v. a. (é-kla-bou-sé)
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1Faire rejaillir de la boue sur quelqu'un, sur quelque chose.
- Guenaud sur son cheval en passant m'éclabousse Boileau, Sat. VI
Il avait un carrosse qu'il quitta parce qu'il fit réflexion qu'il éclaboussait des gens qui valaient mieux que lui
Lesage, Diable boit. ch. 17Le char de l'opulence M'éclabousse en passant
Béranger, Vocation.La guerre.... Vous fit [canons] pour la bataille, et nous vous avons pris, Pour vous éclabousser des fanges de Paris
Victor Hugo, Voix int.
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Fig. et familièrement. Éclabousser tout le monde, étaler un luxe insolent.
Un comédien qui éclabousse insolemment le poëte qui le nourrit, oubliant qu'il n'est plus rien quand il n'a plus de rôle à jouer
ST-FOIX, Ess. Paris, Œuvres, t. III, p. 419
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2S'éclabousser, v. réfl. Faire rejaillir sur soi de la boue. Il s'éclaboussa en sautant le ruisseau.
Étymologie
La plus ancienne forme est esclaboter, qui paraît une transformation irrégulière de l'ancien verbe esclafer, qui veut dire faire éclater, et dont le radical claf ou clif se trouve sans doute dans clifoire (voy. ce mot). Mais, à mesure qu'on s'est éloigné de la forme primitive pour se fixer à éclabousser, l'usage n'y a plus vu qu'un composé tel quel d'éclat et de boue.