écluse s. f. (é-klu-z')
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1Les bajoyers d'une écluse. Les portes d'une écluse. Ouvrir, fermer, lever, baisser l'écluse, c'est par abréviation pour ouvrir, fermer la porte, lever, baisser la vanne de l'écluse.
Construction en maçonnerie faite pour retenir au besoin, dans sa partie appelée la chambre de l'écluse, l'eau nécessaire pour faire monter ou descendre d'un bief à un autre le bateau qui parcourt un canal,
LEGOARANT
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Écluse de chasse, construction particulière destinée à retenir toute l'eau nécessaire pour chasser par son courant la vase et le sable qui sans cela obstrueraient un port, une gare, etc.
LEGOARANT
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Écluse de fuite, écluse destinée à vider le trop-plein donné par une écluse de chasse.
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Écluse simple, celle qui ne peut soutenir les eaux qu'à un seul niveau à la fois. Écluse double, celle qui peut les retenir à deux hauteurs. Écluse carrée, celle qui n'a qu'un seul vantail.
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Fig.
En ouvrant les écluses du cœur, elle fait que le sang circule plus vite
Descartes, Pass. 115- Mais avant qu'il lâchât les écluses des cieux Boileau, Sat. XI
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2Terme de pêche. Parc de pierre pour retenir du poisson amené par la marée.
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3Nom donné, dans les travaux à air comprimé, au compartiment qui sert, suivant la manœuvre des robinets, pour entrer dans les travaux, ou pour en sortir.
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Plaque de fer forgé qui sert, dans une fonderie, à diriger le métal du fourneau, coulant dans le canal, au gré du chef fondeur
GASSENDI, Aide-mémoire d'artillerie, Paris, 1819
Étymologie
Bas-lat. exclusa, qui se trouve dans les plus anciens textes, la Loi des Visigoths, Grégoire de Tours et Fortunat : exclusa aqua, eau exclue (dont le nom a passé à la construction qui l'exclut, la retient), de excludere, de ex, hors de, et claudere, fermer (voy. CLORE) ; allem. Schleusse.