Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

écot dans le Littré

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1écot s. m. (é-ko ; le t ne se lie pas ; au pluriel, l's se lie : les é-ko-z et.... ; écots rime avec repos, travaux, chaux, eaux, etc.)

  1. 1Quote-part à payer par chaque convive dans un repas pris à frais communs. Un gros écot.

    • Que j'en paye l'écot, rempli jusqu'à la gorge Régnier, Sat. v.
    • Jouent-ils gros jeu ? Ce n'est que pour leur écot Hamilton, Gramm. 3
    • Fig. Il paye bien son écot, se dit d'un homme agréable, à table, en société, ce qui fait qu'on lui donne volontiers à dîner.

      • Or est passé ce temps où d'un bon mot, Stance ou dixain, on payait son écot DESHOULIÈRES, Rondeau, t. I, p. 19
    • Il se dit aussi de tout ce qui cause un plaisir. Un tel nous a apporté de bonnes nouvelles, il a bien payé son écot.

      • Quand elles virent que je ne mangeais plus, elles firent rouler l'entretien sur la musique, et toutes ensemble me prièrent de payer mon écot de quelque air nouveau d'Italie Lesage, Guzm. d'Alfar. VI, 1
  2. 2Une compagnie de gens qui mangent ensemble dans une auberge, dans un cabaret. Il y a deux écots dans ce jardin.

    • Fig. Parlez à votre écot, se dit à une personne se mêlant de parler à des gens qui ne lui adressent pas la parole. Locution que l'on explique en remarquant que : Parlez à votre écot, signifie parlez à votre compagnie, et non à nous.

    • Être de tous écots, se mêler de toutes choses.

      • Il n'arrive rien dans le monde Qu'il ne faille qu'elle en réponde [la Fortune] ; Nous la faisons de tous écots La Fontaine, Fabl. V, 11
  3. 3La totalité de la dépense que l'on fait pour un repas. Un seul a payé l'écot pour tous. Un écot de vingt francs.

Étymologie

Wallon, sico ; provenç. escot ; espagn. et portug. escote ; ital. scotto ; bas-lat. scotum ; du germanique : anc. frison, scot ; allem. Schoss ; angl. scot, shot ; le celtique a aussi le mot : anc. Gaéliq. sgot ; tous mots qui ont la signification d'impôt, contribution.

2écot s. m. (é-ko)

  1. 1Terme d'eaux et forêts. Nom donné aux grosses branches et aux troncs qui n'ont pas été bien dépouillés de leurs menues branches, assez près de l'écorce, de sorte qu'il y reste des bouts excédants.

    • Quelques petits écots recueillis le long des chemins.... SISMONDI, l'Irlande en 1834, Bibl. univ. de Genève, mai 1836
    • Souche qui éclate quand on coupe l'arbre.

    • Terme de blason. Représentation d'un tronc d'arbre garni de quelques branches rompues ; tronc ou branche d'arbre dont les menues branches ont été coupées.

  2. 2Petit bloc d'ardoise qui reste adhérent aux foncées.

Étymologie

Espagn. escoto ; du germanique : anc. h. allem. scuz ; allem. Schoss ; angl. shoot ; suédois, skate ; allem. schiessen, pousser des rejetons.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander