écrasé, ée part. passé. (é-kra-zé, zée)
-
1Brisé par une forte compression, par un choc violent. Un colimaçon écrasé par le pied du promeneur. Les toits écrasés par les bombes.
L'un écrasé subitement Sous le débris d'un bâtiment A fini ses jours et ses vices
Corneille, Imitat. I, 23
-
Terme de chemin de fer. Rail écrasé, rail dont le champignon est décollé sur une partie plus ou moins étendue.
-
2Fig. Le peuple est écrasé sous le poids des impôts.
- Oui, mais bientôt lui-même entre eux deux écrasé,Leur ferait à se joindre un chemin trop aisé Corneille, Attila, IV, 4
- Auteur des maux de tous, il est à tous en butte,Et fuit le monde entier écrasé sous sa chute Corneille, Pomp. I, 1
-
Mis dans l'infériorité, dans l'ombre.
- Pour me voir écrasé de son orgueil jaloux Voltaire, Sém. III, 5
Ce jeune homme se voit écrasé par mon fils d'une si terrible manière, qu'il est à craindre que l'amour-propre ne le conduise promptement à la jalousie
Mme DE GENLIS, Théâtre d'éduc. le Voyageur, I, 4
-
3Très aplati. Comble écrasé. Nez écrasé.
Les temples sont tous obscurs, écrasés et surchargés d'ornements du plus mauvais goût
Raynal, Hist. phil. IX, 20Ce sont toujours des dômes plus ou moins écrasés, plus ou moins multipliés
Chateaubriand, Itin. 97
-
Une personne écrasée, une personne dont la taille est courte et ramassée.
C'était [Mlle Choin] une grosse fille écrasée, bonne, laide, camarde, avec de l'esprit
Saint-Simon, 24, 16
-
En botanique, synonyme de déprimé.
-
Coquille écrasée, coquille dont la spire, en sens vertical, est peu rapide en comparaison de la spire en sens opposé.