Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

écueil dans le Littré

1 article· 17 citations· rimes· synonymes

écueil s. m. (é-keull, ll mouillées, et non é-keuye)

  1. 1Donner sur un écueil. Ce port est fermé par des écueils. Relever un écueil, prendre note de sa situation.

    • Rocher et, par extension, banc de sable, de roches, de coquillage, de corail, qui, élevé à la surface ou près de la surface des eaux, présente aux navires qui passent le danger de s'y échouer ou même d'y périr, JAL
    • Le cœur ingrat de ce hérosBraverait l'effort de mes larmesComme un superbe écueil brave celui des flots Tristan L'Hermite, M. de Chrispe, II, 1
    • Sûr que tous les siens seront ralliés par sa victoire, par l'appât de ce riche butin, par l'étonnant spectacle de Moscou prisonnière, et par lui surtout, dont la gloire, du haut de ce grand débris, attirait encore comme un fanal sur un écueil Ségur, Hist. de Napol. VIII, 9
  2. 2Fig. Il se dit de tout ce qui est dangereux pour la vertu, l'honneur, la fortune, etc.

Étymologie

Provenç. escuelh, escueyll ; anc. catal. escoll ; espagn. escollo ; portug. escolho ; ital. scoglio ; du latin scopulus. Il y a dans l'ancien français un autre escueil, qui signifie action de rassembler, accueil, élan, et qui vient d'ex-colligere.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander