égosiller (s') v. réfl. (é-go-zi-llé, ll mouillées, et non é-go-zi-yé)
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1Se faire mal au gosier à force de crier.
- Il se faut bien égosiller avec vous autres Molière, Comtesse, 5
- Pour l'accourcir ils disputèrent....Nos pèlerins s'égosillèrent La Fontaine, Fabl. IX, 14
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Avec le verbe faire, il peut y avoir ellipse du pronom personnel.
- Tu m'as fait égosiller, carogne Molière, Mal. imag. I, 2
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2En parlant des oiseaux, chanter beaucoup, longtemps.
Un petit rossignol qui s'égosille pour surmonter un homme qui joue du luth
Mme de Sévigné, 122M. Pengali poussait des cris, les coqs s'égosillaient
Chateaubriand, Itinér. II, 9
Étymologie
É- pour es- préfixe, et l'ancienne forme gosillier, gosier (voy. GOSIER, à l'historique) : couper le gosier. Aussi le sens propre est-il tuer en coupant la gorge.