égratigner v. a. (é-gra-ti-gné)
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1Déchirer la peau avec les ongles, avec quelque chose de piquant. Les piquants du rosier l'ont égratigné.
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Fig.
Il y a de certaines pensées qui égratignent la tête
Mme de Sévigné, 96
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2Faire une légère blessure à l'amour-propre, aux sentiments, etc.
Afin que nous n'ayons point peur que votre vertu nous égratigne
Guez de Balzac, liv. VI, lett. 2- J'aime mieux un franc ennemiQu'un bon ami qui m'égratigne ARNAULT, dans le Dict. de POITEVIN.
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Légèrement médire.
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3Terme rural. Labourer peu profondément.
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4Donner certaine façon à une étoffe de soie avec la pointe d'un fer. Égratigner du satin.
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Terme de passementerie. Découper les peaux.
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5S'égratigner, v. réfl. Se faire à soi-même une égratignure.
Ulysse s'égratigna pour tromper ses ennemis
Fénelon, Solon.
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Se faire l'un à l'autre des égratignures. Ces deux enfants se sont égratignés à qui mieux mieux.
Étymologie
É- pour es- préfixe, et gratiner, dérivé de gratter ; picard, égrafigner. On trouve la forme primitive esgrater : On trouve le simple gratigner. On trouve aussi une autre forme esgrafigner, grafigner, qui vient d'un radical graf ou grif (voy. GRAFFE) :