élancement s. m. (é-lan-se-man)
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1Action de s'élancer.
L'impétueuse ardeur de ces transports nouveaux à son sang prisonnier ouvre tous les canaux ; Son élancement perce ou rompt toutes les veines
Corneille, Attila, V, 6
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Espace que fournit le cheval qui s'élance. De longs élancements.
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Action de faire un élan. Il y a des moments où le vol des oiseaux a des élancements.
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2Fig. Ardentes aspirations de l'âme. Les élancements de l'âme vers Dieu.
- L'amour est circonspect, il est juste, humble et sage,Il ne sait ce que c'est qu'être mol ni volage ;Et des biens passagers les vains amusementsN'interrompent jamais ses doux élancements Corneille, Imit. III, 5
- Il faisait des soupirs, de grands élancements Molière, Tart. I, 6
Au IVe siècle, il y avait dans les ouvrages des chrétiens quelque chose d'une passion nouvelle, d'une insatiable curiosité sur les destinées de l'homme, d'un élancement vers le ciel ; c'est ce qui brille dans les ouvrages de Grégoire de Nazianze, d'Augustin
VILLEMAIN, Litt. fr. XVIIIe siècle, 2e part. 2e leç.
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3Douleur vive, aiguë, analogue à celle qu'occasionnerait un coup de lance. Cette piqûre me cause de grands élancements dans le doigt.
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4Terme de marine.
Inclinaison de l'étrave par rapport à une ligne verticale qui serait élevée à l'extrémité de la quille où l'étrave vient se fixer
JAL
Étymologie
Élancer.