Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

élevé dans le Littré

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1élevé, ée part. passé. (é-le-vé, vée)

  1. 1Porté en haut. Le ballon élevé en l'air.

    • Terme de manége. Cheval élevé du devant, cheval dont les jambes antérieures sont trop longues.

    • Terme de zoologie. On dit que la spire d'une coquille spirivalve est élevée quand le cône spiral avance plus en hauteur qu'en largeur.

  2. 2Haut. Un lieu élevé.

    • Fig.

    • Terme de marine. Pôle élevé, celui qui est au-dessus de l'horizon du lieu où l'on se trouve. Latitudes élevées, celles qui, de plus en plus, s'éloignent de l'équateur.

  3. 3Qui a été porté à une certaine élévation morale.

  4. 4Érigé, dressé. Une statue élevée au général vainqueur.

  5. 5Qui a surgi.

  6. 6Qui a reçu un accroissement notable. Le prix de cette denrée est trop élevé. Une température élevée succédant à un froid vif.

    • Pouls élevé, respiration élevée, pouls, respiration qui se sont accélérés.

  7. 7Qui occupe une haute position sociale.

  8. 8Noble, grand, sublime. Un caractère élevé. Des desseins élevés.

    • Style élevé, style noble et soutenu. Ce mot n'est pas de mise dans le style élevé.

      • Y a-t-il un style plus délicat, plus élégant, plus nombreux, plus élevé que celui de Platon ? Rollin, Traité des Ét. III, 3
  9. 9Qui a reçu éducation, instruction. Élevé au collége. Enfant élevé sous les yeux de son père.

    • Élevé à, habitué par l'éducation à.

      • Nos pères élevés à respecter ce nom nous avaient élevés au même respect Massillon, Or. fun. Villars.
    • Un enfant bien élevé, mal élevé, enfant qui a reçu une bonne, une mauvaise éducation.

    • Personne bien, mal élevée, personne dont les manières sont bonnes, sont grossières.

      • Dans ces grandes armées composées d'honnêtes stipendiaires bien élevés, qui décident du destin des États Voltaire, Candide, 4
  10. Substantivement et familièrement. C'est un mal élevé.

    • 10S. m. Terme de danse. Action d'étendre les genoux après les avoir pliés.

2élève s. m. et f. (é-lè-v')

  1. 1Celui, celle qui reçoit ou qui a reçu les leçons, l'enseignement de quelqu'un dans les arts ou dans les sciences. Le maître et les élèves. Un élève du peintre David.

    • Il se dit particulièrement, dans certains arts, de celui qui suit la manière d'un maître. Ce peintre a fait de bons élèves.

  2. 2Celui, celle qui reçoit l'instruction dans un lycée, dans un collége, dans une pension, dans une école spéciale, comme l'École polytechnique, l'École normale, etc.

    • Il se dit aussi de celui ou de celle qui reçoit de quelqu'un l'éducation intellectuelle et morale.

      • Attendez avec patience le développement du cœur et de l'esprit de vos élèves Mme DE GENLIS, Adèle et Théod. t. III, Lett. 15, p. 105, dans POUGENS.
    • Fig.

  3. 3Titre que portaient dans l'ancienne Académie des sciences les hommes qui y étaient admis à un degré d'abord inférieur.

    • Nous ne craignons point de comparer à un des plus grands sujets [Mariotte] qu'ait eus l'Académie, un simple élève tel qu'était M. Amontons ; le nom d'élève n'emporte parmi nous aucune différence de mérite, il signifie seulement moins d'ancienneté et une espèce de survivance Fontenelle, Amontons.
    • M. du Hamel, ayant passé dans la classe des anatomistes, nomma M. Littre pour son élève, titre qui se donnait alors et qu'on a eu la délicatesse d'abolir, quoique personne ne le dédaignât Fontenelle, Littre.
  4. 4Élève de Mars, voy. MARS.

  5. 5Jeune animal dont l'éducation et le développement ne sont point terminés.

  6. 6Terme d'horticulture. Se dit des plantes, des arbres que l'on a semés ou plantés, ou dont on a eu des variétés nouvelles. Faire des élèves.

Synonymes

ÉLÈVE, DISCIPLE, ÉCOLIER. L'écolier se prend absolument et signifie celui qui suit une école. Dans l'usage actuel on ne l'applique qu'à ceux qui reçoivent l'éducation secondaire, celle des lycées et colléges ou institutions analogues ; dans l'ancienne université on le disait de ceux qui en suivaient les cours. Élève a un sens plus général ; il s'applique aux écoles primaires, aux colléges, aux écoles spéciales, aux facultés : les élèves en médecine ; les élèves de ce peintre. Enfin, dans disciple, l'idée de recevoir l'enseignement de la bouche d'un maître a disparu ; le disciple apprend aussi bien en lisant qu'en écoutant ; il s'attache à des doctrines : Aristote fut disciple de Platon.

Étymologie

Voy. ÉLEVER.

3élève s. f. (é-lè-v')

  1. 1Synonyme d'élevage. L'élève d'un troupeau de mérinos. Les encouragements donnés à l'élève des chevaux.

  2. 2Croît de plants provenant de semis.

Étymologie

Voy. ÉLEVER.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander