Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

émeute dans le Littré

1 article· 6 citations· rimes· synonymes

émeute s. f. (é-meu-t')

  1. Tumulte séditieux. Exciter, réprimer une émeute.

    • Le marquis de Botta crut que cette émeute du peuple (de Gênes) se ralentirait d'elle-même, et que la crainte reprendrait bientôt la place de cette fureur passagère Voltaire, Louis XV, 21
    • Les agents plus obscurs d'une émeute docile M. J. CHÉN., Tib. III, 4
    • Du moment que l'émeute aura troublé la ville M. J. CHÉN., ib. V, 1
    • L'émeute n'était alarmante que comme symptôme ; elle fut réprimée Ségur, Hist. de Napol. XII, 5
    • Et l'émeute paraît, l'émeute au pied rebelle, Poussant avec la main le peuple devant elle ; L'émeute aux mille fronts, aux cris tumultueux, à chaque bond grossit ses rangs impétueux BARBIER, Iambes, l'Émeute.
    • Fig.

      • Vos vers tant lus, tant relus, Ont fait émeute au Parnasse ; Publiez-les donc, de grâce, Afin qu'on n'en parle plus MILLEVOYE, Épigr.

Remarque

La Fontaine a dit émute : Le participe écrit émeu, se prononçait ému ; le substantif émeute se prononçait émute. Puis l'écriture a pris le dessus ; et on a prononcé ce qui était écrit, non ce qui était dans la tradition.

Étymologie

L'ancien participe esmeu, aujourd'hui ému, d'émouvoir.

Supplément

ÉMEUTE. Ajoutez : - REM. On aura de l'émeute une définition plus précise, en disant : Trouble qui se forme dans la rue, commence par un rassemblement, et n'a d'abord ni chef, ni dessein concerté.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander