énormité s. f. (é-nor-mi-té)
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1Qualité de ce qui sort des règles, des bornes, de ce qui révolte par l'excès.
- J'en connais mieux que vous toute l'énormité Corneille, Sertor. V, 4
Il n'y a point de supplice assez grand pour l'énormité de ce crime ; et s'il demeure impuni, les choses les plus sacrées ne sont plus en sûreté
Molière, l'Av. v, 1- Elle représenta l'énormité du cas ;Son fils sans un bâton ne pourrait faire un pas La Fontaine, Fabl. XII, 14
Saisis de l'énormité d'une apostasie qui allait rendre inutiles tous les travaux de votre pénitence
Massillon, Car. Rechute.S'il [le ministre saint] trouve dans vos passions la même énormité, s'il vous conseille les mêmes remèdes
Massillon, Dang. des prosp.Quand le scandale des péchés n'y ajouterait pas un nouveau degré d'énormité
Massillon, Pet. car. Vices et vertus.Je l'ai vu, je lui ai reproché l'énormité de sa conduite
Diderot, Lett. à Grimm
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Absolument. Action atroce, indigne, honteuse. Commettre une énormité.
- Et lorsque je m'oppose à tant d'énormités,César parle des droits et des formalités Voltaire, Catil. IV, 4
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Et aussi paroles absurdes ou révoltantes. Il dit à chaque instant des énormités.
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Familièrement et ironiquement, il se dit d'une énonciation un peu risquée ou trop franche, dans la conversation. Je vais dire une énormité.
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2Excès de grandeur, de grosseur. L'énormité de sa taille. L'énormité d'une masse.
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Fig. L'énormité des dettes, des engagements.
Ses vœux tardifs [pour la paix] n'étant pas exaucés, il envisage l'énormité de ses forces, il revient sur les souvenirs de Tilsitt et d'Erfurt, il accueille des renseignements inexacts sur le caractère de son rival
Ségur, Hist. de Napol. II, 5
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Étymologie
Lat. enormitas, d'enormis, énorme.