épaissir v. a. (é-pê-sir)
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1Rendre plus épais quant à la dimension. Épaissir un mur.
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2Rendre plus épais quant à la consistance. Épaissir un sirop avec du sucre.
Épaississez-vous un peu le sang ; tempérez votre feu par votre flegme
Guez de Balzac, 4e disc. sur la cour.- Qu'il mûrisse la datte et ses sucs nourriciers,Des troupeaux de Cédar épaississe les laines MILLEV., le Phénix.
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Rendre plus dense, de manière qu'on voit moins à travers. Les vapeurs épaississent l'air.
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Fig.
À propos de quoi [la querelle du quiétisme préoccupant tout le monde en 1697], on renouvela ce mot échappé à Mme de Sévigné lors de la chaleur des disputes sur la grâce : « Épaississez-moi un peu la religion, qui s'évapore toute à force d'être subtilisée, »
Saint-Simon, t. I, p. 425, édit. CHÉRUEL.- Épaississons la nuit qui voile sa naissance Voltaire, Fanat. IV, 1
- Ah ! la fatalité sur nous deux étendueÉpaissit le bandeau qui te couvre la vue Lemercier, Agamemn. IV, 5
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3V. n. Devenir plus large. Sa taille épaissit.
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Devenir plus consistant. Le sirop épaissit en cuisant. Cette sauce épaissit.
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Par extension, devenir plus dense, plus serré, plus touffu.
Que de ses beaux jasmins les ombres épaississent
Lamartine, Médit. I, 12
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4S'épaissir, v. réfl. Devenir gros. Sa taille s'épaissit.
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Devenir plus consistant. Ce sirop commence à s'épaissir.
- Sa gorge enfle, et du sang dont le cours s'épaissitLe passage se ferme ou du moins s'étrécit Corneille, Attila, v, 6
- Mais le jour baisse et l'air s'est épaissi Ducis, Othello, v, 2
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Fig.
Socrate s'aperçut que plus il avançait dans la carrière, plus les ténèbres s'épaississaient autour de lui
BARTHÉLEMY, Anach. ch. 67
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5Devenir embarrassé.
Une langue qui se lie et s'épaissit
Massillon, Car. Impén.
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6Devenir lourd, inhabile à comprendre. Son esprit s'épaissit tous les jours.
Étymologie
Épais ; provenç. espeissar, espiessar ; catal. espessir ; espagn. espesar ; ital. spessare.