épauler v. a. (é-pô-lé)
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1Rompre, démettre l'épaule, en parlant des animaux. Épauler un sanglier.
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2Prêter l'épaule, assister, aider à. Je vous épaulerai de mon crédit.
C'est bien la moindre chose que nous devions faire que d'épauler de nos louanges le vengeur de nos intérêts
Molière, Impromptu, 3
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3Terme de guerre. Épauler des troupes, les mettre à l'abri du feu de l'ennemi par un épaulement.
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4Épauler un fusil, l'appuyer contre l'épaule pour faire feu.
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5Terme de coutellerie. Faire baisser une partie et monter l'autre à l'aide de la lime et du marteau.
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Terme de menuisier. Diminuer la largeur d'un tenon pour qu'elle soit égale à celle de la mortaise.
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6S'épauler, v. réfl. En parlant des quadrupèdes, se blesser à l'épaule. Ce cheval s'est épaulé.
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Terme d'horticulture. Un arbre s'épaule, quand il périt d'un côté et porte sa séve du côté opposé.
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7S'épauler, se donner réciproquement de l'appui, du secours.
J'y consens, repartit-il : je vais à mon rendez-vous, et nous nous épaulerons s'il en est besoin
Lesage, Gil Blas, v. 1
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8Terme militaire. S'épauler, se couvrir d'un épaulement.
Étymologie
Épaule.