épeler v. a. (é-pe-lé. La syllabe pe prend deux ll, quand la syllabe qui suit est muette : j'épelle, j'épellerai ; on trouve aussi l'accent grave ; j'épèle, j'épèlerai)
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Nommer les lettres qui composent un mot et en former des syllabes en les assemblant. Épeler un mot.
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Absolument. Cet enfant commence à épeler. Il épelle assez bien.
François Xavier, obligé de se servir d'un truchement [au Japon], ne fit pas d'abord de grands progrès : Je n'entends point ce peuple, dit-il dans ses lettres, et il ne m'entend point ; nous épelons comme des enfants
Voltaire, Mœurs, 142Esprit qui tient le livre où l'innocence épèle
Victor Hugo, Feuilles d'aut. 37
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Lire avec difficulté.
Le vieux prêtre se courbe, et, n'y voyant qu'à peine, À ce jour ténébreux épèle un livre obscur
Victor Hugo, Crép. prél.
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Étymologie
Wallon, speli ; provenç. espelar, espelhar, expliquer ; du germanique : goth. spillôn, anc. h.-allem. spellôn, raconter ; angl. to spell. Du sens général d'expliquer, espeler a passé au sens particulier de nommer les lettres ; l'historique montre que le latin appellare n'a rien à faire ici.