Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

épeler dans le Littré

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épeler v. a. (é-pe-lé. La syllabe pe prend deux ll, quand la syllabe qui suit est muette : j'épelle, j'épellerai ; on trouve aussi l'accent grave ; j'épèle, j'épèlerai)

  1. Nommer les lettres qui composent un mot et en former des syllabes en les assemblant. Épeler un mot.

    • Absolument. Cet enfant commence à épeler. Il épelle assez bien.

      • François Xavier, obligé de se servir d'un truchement [au Japon], ne fit pas d'abord de grands progrès : Je n'entends point ce peuple, dit-il dans ses lettres, et il ne m'entend point ; nous épelons comme des enfants Voltaire, Mœurs, 142
      • Esprit qui tient le livre où l'innocence épèle Victor Hugo, Feuilles d'aut. 37
      • Lire avec difficulté.

        • Le vieux prêtre se courbe, et, n'y voyant qu'à peine, À ce jour ténébreux épèle un livre obscur Victor Hugo, Crép. prél.

Étymologie

Wallon, speli ; provenç. espelar, espelhar, expliquer ; du germanique : goth. spillôn, anc. h.-allem. spellôn, raconter ; angl. to spell. Du sens général d'expliquer, espeler a passé au sens particulier de nommer les lettres ; l'historique montre que le latin appellare n'a rien à faire ici.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander