1épice s. f. (é-pi-s')
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1Toute drogue aromatique ou piquante dont on se sert pour l'assaisonnement. Le poivre est une épice.
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Terme de cuisine. Quatre épices, mélange de girofle, de muscade, de poivre noir, de cannelle ou de gingembre en poudre.
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C'est chère épice, se dit d'une chose qui est plus chère qu'elle ne devrait être.
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C'est une fine épice, se dit d'un homme rusé.
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Pain d'épice, sorte de pain qui se fait avec de la farine de seigle, du miel et des épices, et qui est d'une couleur jaune foncé.
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De pain d'épice, c'est-à-dire de couleur de pain d'épice.
Il avait les cheveux plats, un visage de pain d'épice
J.-J. Rousseau, Conf. III
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Épice blanche ou petite épice, se disait autrefois du gingembre en poudre.
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2S. f. plur. Anciennement, dragées, confitures.
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Épices des juges, ainsi dites parce qu'anciennement celui qui avait gagné son procès faisait présent au juge ou au rapporteur de quelques dragées ou confitures qui ensuite furent converties en argent ; d'abord volontaires, elles étaient devenues une taxe due.
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3Fig. et familièrement. Mordant du style, ou langage graveleux. Il n'épargne pas les épices.
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4
Arbre aux quatre épices, le ravansara aromatica, Sonner,
BAILLON, Dict. de botan. p. 248
Étymologie
Génev. espice ; wallon, spéss ; provenç. et espagn. especia ; ital. spezie ; du lat. species, espèce (voy. ce mot) ; species ayant déjà en latin désigné les aromates, c'est-à-dire les espèces par excellence, et, finalement, dans les langues romanes, le sens s'en étant particularisé dans les épices. Semblablement, l'apothicaire nommant ses drogues species, non pas des drogues en général, mais des drogues particulières et spéciales, l'italien nomme l'apothicaire speziale.