épisode s. m. (é-pi-zo-d')
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1Action incidente liée à l'action principale dans un poëme, dans un roman, dans un tableau. L'épisode d'Aristée dans les Géorgiques. L'épisode de Velléda dans les Martyrs.
Inventer des épisodes, ce n'est pas tant inventer qu'ajouter à ce qui est déjà inventé
Corneille, 2e disc. trag.Un autre reproche qu'on peut faire à Marivaux dans ses romans, c'est de s'y être permis de trop longs épisodes ; celui de la religieuse, dans Marianne, occupe lui seul plus d'un volume
D'Alembert, Éloges, Marivaux.
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2Incident, fait remarquable qui se rattache à un ensemble d'événements importants. Un épisode de la Révolution.
De croire qu'entre Alberoni et Chamillart il n'y ait point quelque épisode de Flandre, je pense que ce serait fort se tromper
Saint-Simon, 208, 43Admirez la sagesse d'Homère, il n'a choisi pour l'Iliade qu'un épisode de la guerre de Troie
Barthélemy, Anach. chap. 71
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3Terme de musique. Pensée accessoire que l'on introduit dans une fugue ou toute autre composition d'un style rigoureux.
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4Terme de l'art dramatique ancien. Partie de la tragédie qui est entre deux chants du chœur.
Le prologue est ce qui se récite avant le premier chant du chœur ; l'épisode, ce qui se récite entre les chants du chœur ; et l'exode, ce qui se récite après le dernier chant du chœur
Corneille, Disc. du poëme dramat.
Remarque
Ce mot a été masculin ou féminin durant le XVIIe siècle, aujourd'hui il est masculin.
Étymologie
Ἐπείσοδος, action d'intervenir, de ἐπὶ, en, et ὀδὸς, voie, chemin. Le nom grec de l'épisode était ἐπείσοδος, mais un dérivé, ἐπεισόδιον ; et c'est ce dérivé dont d'Aubigné fait un mot français.