Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

épitaphe dans le Littré

1 article· 7 citations· rimes· synonymes

épitaphe s. f. (é-pi-ta-f')

  1. 1Inscription sur un tombeau.

    • Toutes nos charges tomberont bientôt avec nous ; la mort confondra les cendres de celles [les dames] qui brillent à la cour et de celles qui sont obscures dans la retraite, et toute la différence ne va qu'à quelques titres de plus ou de moins dans nos épitaphes Fléchier, Mme de Montausier.
    • Ci-gît Olympe, à ce qu'on dit ;S'il n'est pas vrai, comme on souhaite,Son épitaphe est toujours faite ;On ne sait qui meurt ni qui vit Mme DE CRECY, dans MÉNAGE, Remarques.
    • Il paraît qu'on ne commença à mettre des épitaphes sur les tombeaux de nos rois que sous la seconde race SAINT-FOIX, Ess. Paris, Œuvres, t. IV, p. 142, dans POUGENS
    • Copernic fut inhumé dans la cathédrale de Frauenberg sans pompe et sans épitaphe LAPLACE, Expos. v, 4
    • Venez tous, passants, venez lire L'épitaphe que je me ais Béranger, Épitaphe.
    • Fig. Faire l'épitaphe de quelqu'un, dire après sa mort le bien ou le mal qu'on en pense.

      • [Le temps après la mort] où l'on fait le recueil des bonnes et des mauvaises qualités de ceux qui meurent, et où chacun, retraçant dans son esprit les sujets qu'il a de s'en louer ou de s'en plaindre selon ses passions, fait leur épitaphe à sa mode Fléchier, Mme de Montausier.
    • Menteur comme une épitaphe, se dit d'un louangeur exagéré.

    • Il fera l'épitaphe du genre humain, se dit d'un homme robuste qui paraît devoir vivre longtemps.

  2. 2Terme d'architecture. Tablette ornée de sculptures, que l'on place sur le mur d'une église ou contre un pilier avec une inscription sépulcrale.

Remarque

Dans le XVIIe siècle, épitaphe était indifféremment des deux genres : ; aujourd'hui il est uniquement féminin.

Étymologie

Ἐπιτάφιος, de ἐπὶ, sur, et ταφὴ, sépulture.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander