épithalame s. m. (é-pi-ta-la-m')
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1Petit poëme pour célébrer un mariage ; genre qui nous vient de l'antiquité, où il était particulièrement usité. L'épithalame de Thétis et de Pélée, par Catulle.
- Quelque épithalame à la glaceDans un petit monde bourgeois Gresset, Chartreuse.
- Paris, dont vous allez vous attirer le blâme,Fera votre épitaphe au lieu d'épithalame BOISSY, Deh. tromp. V, 3
Alors le poëte [Milton], resté comme à la porte du berceau [où sont Adam et ève], entonne, à la face du firmament et du pôle chargé d'étoiles, un cantique à l'hymen ; il commence ce magnifique épithalame sans préparation, et par un mouvement inspiré
Chateaubriand, Génie, II, II, 3
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Fig.
Quand, laissant ma voile Fuir au gré de l'air, Penché sur la lame, J'écoute avec l'âme Cet épithalame Que chante la mer
Victor Hugo, Crép. 20
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2Se dit de gravures allégoriques, composées par des dessinateurs hollandais, pour accompagner des vers sur la célébration d'un mariage.
Étymologie
Ἐπιθαλάμιος, de ἐπὶ, sur, et θάλαμος, lit nuptial.
Supplément
ÉPITHALAME. Ajoutez : - REM. Selon Vaugelas, p. 37 de l'édit. in-4°, 1704, ce mot est des deux genres, mais plutôt masculin que féminin. Aujourd'hui, il est toujours masculin.