épouvanter v. a. (é-pou-van-té)
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1Causer de l'épouvante.
- Et comme ils font du vrai, du faux ils m'épouvantent Régnier, Élég. I
- La rigueur de ses lois m'épouvante pour vous Racine, Bérén. I, 5
- De noirs pressentiments viennent m'épouvanter Racine, Phèdre, III, 6
C'est par vos faibles mains Qu'il [Dieu] veut épouvanter les profanes humains
Voltaire, Fanat. III, 6Je cherchai la gloire dans les combats, je plongeai ma main dans le sang des malheureux ; et mes fureurs m'épouvantèrent
BARTHÉLEMY, Anach. ch. 78
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2Inspirer de l'horreur.
- Le nom seul d'assassin l'épouvante et l'arrête Racine, Andr. v, 2
- Je vais t'épouvanter par ce secret affreux Voltaire, M. de César, III, 2
Je vous dis que vous m'épouvantez
DELAVIGNE, Éc. des Vieillards, IV, 3
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3S'épouvanter, v. réfl. Être frappé d'épouvante.
- Théodore, parlez sans vous épouvanter Corneille, Théod. II, 5
- Le peuple s'épouvante et fuit de toutes parts Racine, Athal. II, 2
Étymologie
Bourguig. eponter ; picard, epauter, epavander, eparvander, epeuter ; wallon, spawté ; norm. épeuter ; provenç. espaventar, espavantar ; espagn. et portug. espanter ; ital. spaventare ; du latin expaventem, avec la finale er, faire trembler, de ex, et pavere, avoir crainte, pavor, peur (voy. PEUR). La forme par a se trouve dans les plus anciens textes (voy. l'historique) : espaenter, d'où espoenter ; et puis, par l'intercalation d'un v, espoventer (comme l'ancien pooir devenu povoir).