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un seul est le mot juste.

éreinter dans le Littré

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éreinter v. a. (é-rin-té)

  1. 1Rompre ou fouler les reins, et, par extension, battre, rosser. On l'a éreinté.

  2. 2Familièrement, excéder de fatigue. Il éreinte tous ses employés.

  3. 3Fig. Faire perdre le crédit, la réputation, etc.

    • Montjeu avait la protection de M. Fouquet.... la chute de M. Fouquet l'éreinta Saint-Simon, 14, 134
    • Le chancelier demeura mal avec Mme de Maintenon, qui peu à peu avec les jésuites l'éreintèrent auprès du roi Saint-Simon, 114, 246
    • Éreinter quelqu'un, le maltraiter excessivement dans une feuille publique, dans un compte rendu.

  4. 4Terme de sculpture. Défaire, gâter, détruire une étude en terre faite d'après le modèle.

  5. 5S'éreinter, v. réfl. Se donner un tour de rein. Il fit un si grand effort qu'il s'éreinta.

    • Se fatiguer excessivement. Chaque jour je m'éreinte à ce travail.

    • Fig. Se maltraiter l'un l'autre par la critique. Ces journalistes se sont éreintés réciproquement.

Étymologie

É- pour es- préfixe, et rein ; bourguig. erenai, errenai ; Berry, ereiner, érener, erner. La forme ancienne erener, qui est aussi celle des patois, est plus conforme à l'étymologie ; rien en effet dans ce mot ne justifie le t moderne.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander