éreinter v. a. (é-rin-té)
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1Rompre ou fouler les reins, et, par extension, battre, rosser. On l'a éreinté.
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2Familièrement, excéder de fatigue. Il éreinte tous ses employés.
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3Fig. Faire perdre le crédit, la réputation, etc.
Montjeu avait la protection de M. Fouquet.... la chute de M. Fouquet l'éreinta
Saint-Simon, 14, 134Le chancelier demeura mal avec Mme de Maintenon, qui peu à peu avec les jésuites l'éreintèrent auprès du roi
Saint-Simon, 114, 246
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Éreinter quelqu'un, le maltraiter excessivement dans une feuille publique, dans un compte rendu.
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4Terme de sculpture. Défaire, gâter, détruire une étude en terre faite d'après le modèle.
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5S'éreinter, v. réfl. Se donner un tour de rein. Il fit un si grand effort qu'il s'éreinta.
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Se fatiguer excessivement. Chaque jour je m'éreinte à ce travail.
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Fig. Se maltraiter l'un l'autre par la critique. Ces journalistes se sont éreintés réciproquement.
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Étymologie
É- pour es- préfixe, et rein ; bourguig. erenai, errenai ; Berry, ereiner, érener, erner. La forme ancienne erener, qui est aussi celle des patois, est plus conforme à l'étymologie ; rien en effet dans ce mot ne justifie le t moderne.