Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

été dans le Littré

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1été s. m. (é-té)

  1. 1La saison qui suit le printemps et précède l'automne.

  2. 2Le semestre d'été, semestre comprenant les mois d'avril à septembre.

  3. 3L'été de la Saint-Martin, de la Saint-Denis, l'époque de ces fêtes, ainsi nommé, parce que, à ce moment de l'automne, il y a souvent des jours beaux et chauds.

    • Fig. Été de la Saint-Martin, les retours de jeunesse qui prennent quelquefois aux vieillards, et les derniers rayons de beauté des femmes.

  4. 4Grand été, chaleur exceptionnelle du mois d'août due à la grandeur des arcs diurnes que parcourt alors le soleil.

    • Petit été, celui de la Saint-Martin (11 novembre), dû à la petitesse des rayons vecteurs, c'est-à-dire à la moindre distance où le soleil est alors de la terre.

  5. 5Fig. et poétiquement. L'été de la vie, de l'âge, l'époque de force et de maturité qui suit la jeunesse.

    • Il se dit quelquefois en poésie pour année.

  6. 6Pas d'été, ou, simplement, l'été, figure de contredanse, la seconde des cinq figures qui composent le quadrille ordinaire. L'été exige vingt-quatre mesures, et comprend les pas suivants : un cavalier et la dame vis-à-vis font : 1° en avant deux et en arrière ; 2° à droite et à gauche ; 3° un traversé ; 4° un à droite et à gauche ; 5° ils reviennent à leurs places et balancent quatre avec leurs partenaires ; 6° ils finissent par un tour de main. Depuis plusieurs années, c'est-à-dire depuis qu'on ne danse plus dans les salons, cette figure était altérée dans sa seconde moitié, c'est-à-dire qu'après avoir fait le traversé, le cavalier et la dame refaisaient exactement pour retourner à leurs places ce qu'ils avaient fait d'abord, savoir : 7° en avant deux et en arrière ; 8° à droite et à gauche ; 9° un traversé qui les ramenait à leurs places. Enfin aujourd'hui l'été est encore plus altéré : on fait deux fois en avant quatre et en arrière, puis les deux couples traversent ; après quoi ils font encore deux fois en avant quatre et en arrière, et reviennent à leurs places par un second traversé.

Étymologie

Wallon, osté ; Berry, sté, asté, sécheresse ; bourguign. étai ; provenç. estat, s. f. ; ital. state, estate ; du latin æstatem, du radical æst qui est dans æstus, chaleur, et dans le grec αἴθειν, brûler, identique avec le sanscrit idh, allumer.

2été part. passé (é-té)

  1. ce mot).

3prêt, ête adj. (prê, prê-t')

  1. 1Qui est disposé à, préparé à. Tenez-vous prêt pour partir.

    • Il se dit aussi des choses.

  2. 2Absolument, en parlant des personnes, tout disposé, tout préparé.

    • Il n'est jamais prêt, il n'a jamais fait ses préparatifs à temps.

    • Il se dit aussi des choses. Le dîner est prêt. Il faut partir, la voiture est prête.

    • Fig. Ce n'est pas viande prête, se dit d'une chose qui ne se fait pas toute seule, qui tirera en longueur.

  3. 3Prêt sur, qui a par devant soi une préparation, une étude.

    • Mon second était prêt sur tout Pascal, Prov. IV
  4. 4Destiné.

    • Il est injuste qu'on s'attache à moi.... je ne suis la fin de personne.... ne suis je pas prêt à mourir ? Pascal, Pens. XXIV, 39 ter, édit. HAVET.
  5. 5Prêt à, sur le point de.

  6. 6Prêt de, disposé à, préparé à.

    • Il se dit aussi des choses.

    • Aujourd'hui les grammairiens ont décidé qu'il fallait dire en ce sens prêt à ; cette décision est arbitraire, car l'usage admettait, comme on voit, la préposition de ; et il n'y a rien dans prêt qui exclue cette préposition.

  7. 7Prêt de, sur le point de.

  8. 8Harengs demi-prêts, harengs qui n'ont pas été sauris très fortement.

    • À Boulogne et à Calais on fume les harengs dits francs-saures, qui ne se mangent à Paris que lorsque les demi-prêts viennent à manquer A. HUSSON, les Consommations de Paris, p. 266

Étymologie

Bourg. proo, au féminin prote ; prov. prest, pret ; cat. prest ; espagn. port. et ital. presto ; du lat. præstus, qui se trouve dans des inscriptions et dans la loi salique, et qui est dans la langue classique sous la forme invariable et adverbiale, præsto esse ; il est formé de præ et stare.

4quiet, ète adj. (kui-iè, è-t' ; Richelet dit qu'on prononce kiet)

  1. qui tombe en désuétude. Tranquille, paisible. C'est une âme quiète.

    • Si leur tranquillité est bien tranquille, leur quiétude assez quiète ST FRANÇ. DE SALES, dans BOSSUET Ét. d'orais. V, 9

Étymologie

Lat. quietus (voy. COI) ; sanscr. çi, gésir.

5suret, ète adj. (su-rè, rè-t')

  1. Un peu sur. Un fruit suret. Une pomme surète.

Remarque

Puisque l'Académie double le t pour le féminin dans duret, durette, diminutif de dur, il aurait mieux valu ne pas ajouter une exception aux six qui existent (complet, concret, discret, inquiet, replet, secret, et leurs composés incomplet, indiscret). Si ces mots-là ne doublent pas le t au féminin, ils ont du moins pour eux une raison d'étymologie, PAUTEX.

Étymologie

Dim. de sur 2.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander