étayer v. a. (é-tè-ié)
-
1Appuyer, soutenir par des étais. Étayer un mur.
-
Fig.
Je ne voudrais pas qu'on allât faire un usage indiscret d'un ressort si bas [la gourmandise], ni étayer d'un bon morceau l'honneur de faire une belle action
J.-J. Rousseau, Ém. II- Et du nom de justiceVous osez abuser pour étayer vos droits M. J. CHÉN., Gracq. II, 3
-
-
2S'étayer, v. réfl. Se soutenir sur un étai, sur un bâton.
Le vieux devin qui.... Pour s'étayer dans sa marche incertaine, Courbe son corps sur un appui de frêne
MALFIL., Narcisse, II
-
Fig.
- En vain, pour s'étayer du nom de mes aïeux,Par l'éclat des emplois Charles flattait mes yeux Casimir Delavigne, Vêp. sicil. I, 1
-
Se soutenir l'un l'autre.
La richesse et le crédit s'étayent mutuellement, l'un se soutient toujours mal sans l'autre
J.-J. Rousseau, Émile, VCes possessions formaient quatre masses trop éloignées les unes des autres pour s'étayer mutuellement
Raynal, Hist. phil. IV, 23
Étymologie
Étai ; Berry, atéyer.