éteuf s. m. (é-teu ; l'f ne se prononce pas, si ce n'est quand le mot qui suit est une voyelle ou une h muette)
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Petite balle pour jouer à la longue paume. Prendre l'éteuf à la volée.
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Fig. Il joue de ces éteufs-là, se dit d'un homme qui fait des coups qu'il ne devrait pas faire.
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Courir après son éteuf, se donner beaucoup de peine pour ressaisir un avantage qu'on laisse échapper. Il ne faut pas courir après son éteuf, c'est-à-dire il ne faut lâcher les sûretés qu'on a entre les mains, pour des choses incertaines.
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Renvoyer l'éteuf, se décharger sur un autre d'une affaire, d'une commission.
Il [le vent] accourait, un mont en chemin l'arrêta ; L'éteuf passant à celui-là, Il le renvoie et dit....
La Fontaine, Fabl. IX, 7Le docteur, voulant me faire de fête, dit que je connaissais cette cause parfaitement et voulut que je l'expliquasse ; je lui renvoyai l'éteuf comme à mon ancien
GROSLEY, Vie, p. 110
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Se renvoyer l'éteuf, se rendre la pareille.
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Repousser ou renvoyer l'éteuf, répliquer vertement, repousser une attaque.
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Éteuf a vieilli ainsi que le jeu auquel il servait, et on ne l'emploie plus sans un certain archaïsme.
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Étymologie
Bas-lat. stoffus ; le même qu'étoffe (voy. ce mot) ; ainsi dit à cause qu'il est fait d'étoffe, garni d'étoffe.