Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

étonné dans le Littré

1 article· 10 citations· rimes· synonymes

étonné, ée part. passé. (é-to-né, née)

  1. 1Qui éprouve du vertige par suite d'un coup ou de quelque maladie.

    • La faiblesse de ma tête toujours vide et étonnée m'empêcherait, quand je l'oserais, de suivre plus loin ces réflexions D'Alembert, Lett. au roi de Prusse, 9 mars 1770
    • Terme d'architecture. Se dit d'une voûte, d'une construction qui a été ébranlée, lézardée par une commotion quelconque.

    • Il se dit aussi des pierres, en ce sens.

      • Un certain nombre de ces débris de silex, fendillés, étonnés, craquelés comme les porcelaines de Chine ou du Japon, semblent dénoter l'emploi du feu pour essayer d'attendrir les matières siliceuses VIBRAYE, Acad. des sc. Comptes rendus, t. LVI, p. 580
  2. 2Qui est comme sous le coup d'une commotion, stupéfait.

  3. 3Saisi par quelque chose d'inattendu, de singulier. Avoir l'air étonné.

    • Ne me regarde plus d'un visage étonné Corneille, Cid, III, 1
    • Je fus étonné que, deux jours après, il me montra toute l'affaire exécutée.... Molière, Préf. de la Crit. de l'Éc. des f.
    • Le général accoutumé à une victoire prompte, étonné de la voir balancer si longtemps Massillon, Or. fun. prince de Conty.
    • Cet homme est étonné comme un fondeur de cloches, il est étonné comme s'il tombait des nues, comme si les cornes lui venaient à la tête, il est étonné au dernier point.

    • Substantivement. Jouer l'étonné, faire comme si on était étonné.

      • Elle lui apprit ensuite ce qu'elle savait mieux qu'elle, dont elle fit bien l'étonnée Scarron, Rom. com. I, 22

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander