1étoupe s. f. (é-tou-p')
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1La partie la plus grossière de la filasse. Étoupe de chanvre, de lin. Boucher avec de l'étoupe.
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Fig. Mettre le feu aux étoupes, exciter à la sédition, aux querelles, aux procès, à faire l'amour, à satisfaire quelque passion emportée.
Je la regardais quelquefois du coin de l'œil, d'une manière qui mettait le feu aux étoupes ; car le jeu commençait à me plaire
Lesage, Gil Blas, II, 2Cette fausse dévote, vrai suppôt de Satan, mit le feu aux étoupes en parlant sans cesse à la dame de l'amour et de la persévérance du Génois
Lesage, Guzm. d'Alf. I, 3
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On dit dans le même sens, le feu prend aux étoupes.
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2Terme de marine. Produit de la décomposition de vieux cordages dont on détord les torons et filets. Étoupe noire, celle qui résulte des cordages goudronnés.
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3Terme de botanique. Substance filamenteuse et compacte que l'on trouve au collet ou dans le fruit de certaines plantes.
Étymologie
Wallon, sitop, stop ; provenç. estopa, stopa ; espagn. estopa ; ital. stoppa ; du latin stuppa, étoupe, en grec στύπη, partie de l'écorce du chanvre la plus voisine du tronc, στύπος, tronc, en latin stipes (voy. ÉTEULE).