étriller v. a. (é-tri-llé ; ll mouillées, et non é-triyé)
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1Nettoyer le poil d'un cheval avec l'étrille.
- Même, s'il est besoin, étrille le mulet Régnier, Sat. XVI
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2Fig. et familièrement. Étriller quelqu'un, le battre, le malmener. Il faut l'étriller d'importance.
Qui se trouvera pris, je vous pri', qu'on l'étrille
Régnier, Sat. XII- Si vous m'y surprenez, étrillez-y moi bien Corneille, Suite du Ment. III, 5
- Veut-il qu'à l'étriller ma main un peu s'applique ? Molière, Amph. I, 2
Après m'avoir fait si bien étriller, elle me mit à la porte, en disant qu'elle ne voulait point souffrir chez elle de fripon
Lesage, Gil Blas. x, 10
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Par extension.
- Qui d'estoc et de taille étrillent les auteurs Régnier, Sat. X
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Il se dit familièrement aussi d'une bataille. Les Français furent étrillés à Pavie.
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3Faire payer trop cher. On l'a étrillé dans cet hôtel.
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Il a été bien étrillé, se dit d'un homme à qui on a fait payer trop cher, ou qui a fait de grosses pertes au jeu ou ailleurs, ou qui a passé par quelque rude maladie.
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Étymologie
Étrille ; wallon, strii ; provenç. estrilhar ; catal. estrijolar ; ital. stregghiare, stregliare.