tournelle s. f. (tour-nè-l')
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1Anciennement, petite tour.
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Il s'emploie encore en parlant de quelques vieux bâtiments (avec un T majuscule). Le palais des Tournelles. Le quai de la Tournelle à Paris.
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2Ce nom de tournelle, étant devenu le nom de plusieurs châteaux, se conserva au parlement de Paris pour signifier la chambre chargée des affaires criminelles (avec un T majuscule).
On m'a voulu donner de l'occupation sur mer ; j'ai pensé être du dernier détachement de la Tournelle
Lesage, Crisp. riv. de son maître, sc. 2Les esclaves n'étaient pas comptés pour des hommes [dans l'antiquité] ; il n'y a pas d'apparence non plus qu'un conseiller de la Tournelle regarde comme un de ses semblables un homme qu'on lui mène hâve, pâle, défait, les yeux mornes, la barbe longue et sale, couvert de la vermine dont il a été rongé dans un cachot
Voltaire, Dict. phil. Torture.
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Tournelle civile, chambre qui fut érigée en 1667 pour les affaires au-dessous de 3000 livres.
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3Par extension, toute espèce de juridiction.
On le tira [un capucin qui s'était enfui] de sa fosse pour le faire comparaître devant la Tournelle des capucins
Voltaire, Dict. phil. Vœu.
Étymologie
Dimin. de tour 1.