accoiser (a-koi-zé)
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1V. a. Rendre coi, calme, tranquille.
Adoucissons, lénifions et accoisons l'aigreur de ses esprits
Molière, Pourceaugnac, acte I, sc. 2Accoisez tous les mouvements de votre intérieur pour écouter cette parole
Bossuet, Év. 74e jour.
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2V. réfl.
Si les couleurs semblent voguer au milieu de l'air, si elles s'affaiblissent peu à peu, si enfin elles se dissipent, c'est que, le coup que donnait l'objet présent ayant cessé, le mouvement qui reste dans le nerf est moins fixe, qu'il se ralentit, et enfin s'accoise tout à fait
Bossuet, Conn. de Dieu.
Remarque
On voit que ce verbe était en bon usage au XVIIe s. ; il est aujourd'hui tombé en désuétude, à tort, et une emploi intelligent, s'autorisant de Bossuet, pourrait être essayé.
Étymologie
À, et coi (voy. ce mot) ; provenç. aquezar.