accommodé, ée part. passé. (a-ko-mo-dé, dée)
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1Ajusté, arrangé.
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2Apprêté, en parlant d'un mets. Ce bœuf est bien accommodé.
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3Terminé à l'amiable. Querelle accommodée.
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4Conformé à. Cette pièce a été refaite et accommodée au goût du public.
Une religion accommodée est propre à durer
Pascal, Pensées, Prov. 3Pensées ou réflexions sensibles, familières, instructives, accommodées au simple peuple, qu'il n'est pas permis de négliger
La Bruyère, Prologue.
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5Pourvu de.
Les magasins pleins, les particuliers accommodés de toutes choses
SARASIN, Siége de Dunk. 10
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Être peu accommodé des biens de la fortune. Un homme assez accommodé des biens de la fortune.
Quoique peu accommodé des biens de la fortune, Socrate se tint dans les termes d'un désintéressement parfait
Fénelon, Socr.
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Absolument. À l'aise, riche.
J'ai découvert sous main qu'elles ne sont pas fort accommodées
Molière, l'Av. I, 2Le seigneur Anselme est.... un gentilhomme qui est noble, doux, posé, sage et fort accommodé
Molière, ib. I, 7Mon père était des premiers et des plus accommodés de son village
Scarron, Rom. Com. I, 13M. et Mme de Ventadour ne voulaient pas ouïr parler d'un cadet fort peu accommodé
Saint-Simon, 21, 250Les ouvriers en avaient encore construit un grand nombre d'autres [échafauds pour un spectacle], qu'ils avaient loués aux familles les plus riches et les plus accommodées
VERTOT, Rév. IX, p. 250
Remarque
Accommodé a un peu vieilli dans ce dernier sens, et, pour l'employer, il faudrait quelque précaution, c'est-à-dire que l'emploi en fût tel, qu'aucun doute sur le sens ne pût s'élever.