accoucher (a-kou-ché)
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1V. n. Mettre au monde. Accoucher à terme, avant terme. Elle est accouchée de deux jumeaux.
- Et la triste Émilie est morte en accouchant Corneille, Sert. V, 2
Que ses parents et ses voisins l'avaient vue grosse de la fille dont elle avait accouché
VERTOT, Rév. rom. V, 60Elle vient d'accoucher d'un garçon
Mme de Sévigné, 3
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2Fig. et dans le style badin ou critique. L'un enfante des volumes, l'autre accouche d'épigrammes.
Que votre esprit accouche enfin de ce que.... Le sort de ce sonnet a droit de vous toucher ; Car c'est dans votre cour que j'en viens d'accoucher
Molière, F. sav. III, 1Mais enfin j'accouche d'un dessein Qui passera l'effort de tout le genre humain
Regnard, Lég. IV, 2Monsieur avait accouché de projets toute la nuit
Retz, III, 176Si quelquefois il n'enfantait pas heureusement ses idées, du moins il savait faire accoucher heureusement ses auditeurs des vérités cachées qui étaient en eux
DESFONT., Éloge de Renau.
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3S'expliquer. Parlez, accouchez enfin, et voyons ce qui vous inquiète.
Le roi insistant, il fallut bien accoucher, et Chamillart lui dit que....
Saint-Simon, 105, 120
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4V. a. Aider une femme à accoucher. Accoucher une femme. Ce chirurgien accouche bien.
Remarque
Accoucher, v. n. se conjugue avec être quand il s'agit d'exprimer l'état, et avec avoir quand il s'agit d'exprimer l'acte : Elle est accouchée depuis un mois
; Elle a accouché heureusement
. Loc. vic. : Elle a accouché d'hier
. Dites : Elle est accouchée d'hier
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Étymologie
Bourguig. écouchai ; picard, acouker. On voit par l'historique que accoucher ou s'accoucher signifie proprement se coucher, s'aliter ; ce n'est que peu à peu qu'il a pris le sens exclusif de se mettre au lit pour enfanter. De à et coucher.