accoutumé, ée part. passé et adj. (a-kou-tu-mé, mée)
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1Qui a pris une habitude. Accoutumé à la guerre. Accoutumé, dès la jeunesse, aux luttes populaires. Tribu accoutumée à vivre sous les armes. Peu accoutumé à entendre la vérité.
- Une âme accoutumée aux grandes actionsNe se peut abaisser à des soumissions Corneille, Cid. II, 7
- Vous irritez un roi dont vous voyez l'arméeNombreuse, obéissante, à vaincre accoutumée Corneille, Nic. III, 2
Vos maux sont accoutumés désormais à ces divins remèdes
Massillon, Recherch.- Nourri dans l'abondance, au luxe accoutumé Voltaire, Henr. X
- À ces viles grandeurs ton âme accoutumée Voltaire, Fanat. I, 4
- Mon âme à la vengeance est trop accoutumée Voltaire, Orphel. V, 4
- Ma raison, chaque jour, s'y voit accoutumée Voltaire, Zaïre, I, 1
Accoutumé à vivre de peu
Fénelon, Tél. V
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2Passé en habitude, habituel, ordinaire. A l'heure accoutumée. Cérémonies accoutumées. Cela a manqué à la fortune accoutumée de César.
- Reprends auprès de moi ta place accoutumée Corneille, Cinna, V, 3
Forme accoutumée
Corneille, Othon, III, 4Au milieu d'un petit nombre de témoins domestiques et accoutumés, le personnage cesse, et l'homme prend sa place
Massillon, Or. fun. Madame.
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3À l'accoutumée, loc. adv. À l'ordinaire, comme de coutume.
Me promenant un jour, à l'accoutumée
Guez de Balzac, le Prince, avant-proposVous agirez donc à l'accoutumée, par le seul sentiment de la vertu
Guez de Balzac, liv. VIII, lett. IVLe pape n'osa recevoir l'hommage annuel du royaume de Naples, que le connétable Colonne se préparait à lui rendre à l'accoutumée
Saint-Simon, 96, 22Il [le P. Tellier] ne me parla plus pour cet emploi, mais d'ailleurs toujours à son accoutumée
Saint-Simon, 369, 129David jouait de la harpe devant Saül comme à l'accoutumée
Voltaire, Phil. IV, 315Nous entrons enfin dans la grotte dont il tient la clef ; tout s'y passe comme à l'accoutumée
ARNAULT, le Sexagénaire, t. III, p. 232