acharner v. a. (a-char-né)
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1Donner aux chiens, aux oiseaux de proie le goût de la chair.
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2Irriter des hommes, des animaux les uns contre les autres.
Ce n'est point, madame, et ce ne peut point être votre dessein d'acharner les fidèles contre les fidèles
Guez de Balzac, Disc. à la Régente.- Le premier sang versé rend sa fureur plus forte ;Il l'amorce, il l'acharne, il en éteint l'horreur Corneille, Nicom. V, 4
- Puisse leur liberté, préparant leur ruine,Acharnant les époux, les pères, les enfants.... Voltaire, Scyth. V, 4
Qu'allons-nous donc faire par le renvoi de la délibération ? Manquer le moment décisif, acharner notre amour-propre à changer quelque chose à un ensemble que nous n'avons pas même conçu !
MIRAB., Collection, t. II, p. 182
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3S'acharner, v. réfl. Mettre fureur et opiniâtreté dans la lutte. S'acharner sur les vaincus. Ce qu'il y avait de plus grand en France s'acharnait à ce combat.
- On s'acharne, on combat sur le corps d'Indatire Voltaire, Scyth. IV, 7
- Que l'ours s'acharne peu souventSur un corps qui ne vit, ne meut ni ne respire La Fontaine, Fab. V, 20
- Ton extrême rigueur S'acharne sur mon cœur Molière, Princ. d'Él. III, 3e interm. 2
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4S'attacher avec opiniâtreté. Ils s'acharnent à diffamer cette harangue.
Ils s'acharnaient contre le baptême des petits enfants
Bossuet, Var. II
Étymologie
À et chair (voy. ce mot) ; Berry, achargner ; bourguig. écharné.