achevé, ée (a-che-vé, vée)
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1Part. passé. Mené à terme. La moisson achevée. Les travaux achevés sont agréables.
Le péché n'est pas achevé, si la raison ne consent
Pascal, édit. Cousin.- Chacun reste interdit, l'œil et le bras levé ;Le coup demeure en l'air et n'est point achevé Rotrou, Antig. I, 2
- Ma honte est confirmée et son crime achevé Racine, Andr. IV, 3
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2Adj. Accompli en bien ou en mal. Orateur achevé. Épicurien achevé. Scélérat achevé.
La France le vit alors accompli par ces derniers traits, et avec ce je ne sais quoi d'achevé que les malheurs ajoutent aux grandes vertus
Bossuet, Louis de Bourbon.C'était une pièce achevée
Mme de Sévigné, 422Voilà le principe le plus achevé de toute votre morale
Pascal, Prov. 9Dans le dessein que vous avez d'avoir un portrait achevé de la personne que vous aimez
Molière, Sic. 2Jamais on n'a vu tyran plus achevé
Corneille, Perth. IV, 2Ces francs pécheurs, pleins et achevés
Pascal, Prov. 4C'est une pièce achevée dans le style de Diafoirus
Paul-Louis Courier, I, 80
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3Fou.
Elles sont achevées
Molière, Préc. 5Le petit voyage qu'elle a fait l'a ramenée plus achevée qu'elle n'était
Molière, Comtesse, 1
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4Réduit à l'extrémité, excédé. Achevé par tant de malheurs. Achevé par les importunités et le bavardage.
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5Achevé d'imprimer, dont l'impression est terminée.
Vous aurez le grand Roman des chevaliers de la gloire, mais qu'il [pourvu qu'il] soit achevé d'imprimer
Malherbe, Lexique, éd. L. LALANNE.Je n'aurais pu faire arriver cette addition en Hollande avant que le livre y fût achevé d'imprimer
J.-J. Rousseau, Lett. à Vernet, 29 nov. 1760
Remarque
Des grammairiens ont dit que achevé, en parlant des personnes, se prend toujours en mauvaise part ; et qu'en parlant des choses il se prend toujours en bonne part. Cette distinction n'est pas confirmée par l'usage des auteurs : un orateur achevé est un excellent orateur.