acier s. m. (a-sié ; l'r ne se lie jamais ; l'acier et le fer, dites : l'asié et le fer)
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1Fer combiné avec le carbone et devenu susceptible d'acquérir par la trempe un grand degré de dureté.
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2Par extension, arme blanche, glaive, poignard.
- J'ai senti tout à coup un homicide acierQue le traître en mon sein a plongé tout entier Racine, Ath. II, 5
- Mais l'acier des bourreaux fut plus prompt à trancher.... Corneille, Héracl. II, 6
Cette mère [au siége de Paris] Enfonce, en frémissant, le parricide acier
Voltaire, Henr. X- Mourir noyé ! dit-il, lorsqu'au rivageJ'entends le feu, je vois luire l'acier BÉRANGER, Poniatowski.
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3Fig.
Ces cœurs d'acier s'obstinent
Corneille, Hor. III, 2Mon cœur n'est pas fait de l'acier des blancs
Chateaubriand, Natch. II, 318- Cette roche de foi, cet acier de courage Malherbe, I, 3
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4Acier fondu, acier naturel ou de cémentation dont on a augmenté l'homogénéité par la fusion.
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Acier puddlé, acier qui s'obtient par la décarburation de la fonte ; on distingue, parmi les aciers puddlés, l'acier de forge, qui s'obtient en coulant la fonte dans des fourneaux où réagissent l'air et les oxydes formés, et l'acier Bessemer, qu'on prépare en faisant traverser la fonte en fusion par un courant d'air dans des appareils spéciaux.
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Acier de cémentation, celui qu'on obtient en chauffant le fer au contact du charbon ; on dit qu'un acier de cémentation est à une, deux ou trois marques, quand, après la cémentation, il a été mis en trousses, soudé et corroyé une, deux ou trois fois.
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Acier ferreux, celui qui conserve des veines de fer après la cémentation.
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Acier naturel, celui qu'on extrait de minerais spéciaux dans les forges catalanes.
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Acier poule, voy. POULE, n° 14.
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Étymologie
Provenç. acier, acer, assier ; anc. catal. asser ; espagn. acero ; ital. acciajo ; du bas-latin aciarium, de acies, proprement pointe, d'un radical ac (voy. ACIDE).