adoption s. f. (a-do-psion ; en poésie, de quatre syllabes)
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1Action d'adopter. Entrer dans une famille par adoption. Donner son fils en adoption. Père par adoption.
Fils de César par adoption
Bossuet, Hist. I, 9- .... Un sceptre que jadis vos aïeux ont reçuDe ce fameux mortel que la terre a conçu ;L'adoption le mit entre les mains d'Égée Racine, Phèd. II, 2
- Tu n'as de fils qu'Octave, et nulle adoptionN'a d'un autre César appuyé ta maison Voltaire, M. de Cés. I, 1
Droit fondé sur la grâce de notre adoption, puisque nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, nous avons acquis un pouvoir spécial de devenir enfants de Dieu
Bourdaloue, Pensées, t. I, p. 131
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2Par extension. La France est sa patrie d'adoption. L'adoption que Rome faisait, en certains cas, des étrangers.
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3Fig. L'adoption, dans une langue, de mots étrangers. La physique est son étude d'adoption. L'adoption qu'un homme fait d'un autre. Ces adoptions de deux âmes l'une par l'autre. L'adoption d'une loi par la Chambre. L'adoption fut mise aux voix et rejetée.
Étymologie
Provenc. adoptio ; espagn. adopcion ; ital. adozione ; de adoptio, de ad, à (voy. À), et option.