adoré, ée part. passé. (a-do-ré, rée)
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Les dieux adorés par les nations. Ce roi adoré de son peuple. Une femme adorée de son mari, et, absolument, une femme adorée.
- Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés ;Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondesSur ses pieds adorés Lamartine, Médit. XII
- Si tu dois comme nous achever ta carrière,Sois mon appui, mon guide, et souffre qu'en tous lieuxDe tes pas adorés je baise la poussière Lamartine, ib. XVII
Monseigneur est adoré ; il est libéral
Mme de Sévigné, 471M. de Saint-Héran a été adoré à Fontainebleau
Mme de Sévigné, 367- Du magister fille adorée,Par son bon cœur elle plaisait BÉRANGER, Jeanne la Rousse.
Remarque
Adoré, avec les personnes pour complément, veut ordinairement de : Dieu veut être adoré des créatures ; mais, quand il s'agit des idoles, des faux dieux, on peut très bien mettre : Les faux dieux étaient adorés des Romains ou par les Romains. Quand adoré est dans le sens d'aimé, de est à peu près de rigueur : Ce général est adoré de ses soldats ; cet enfant est adoré de son père, etc. De s'emploie plus particulièrement quand il s'agit d'un sentiment, et par quand il s'agit d'un acte extérieur : Alexandre adoré par les Perses ; ce roi adoré de ses sujets.