1adultère (a-dul-tê-r')
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1S. m. et f. Celui ou celle qui viole la foi conjugale. Les fornicateurs et les adultères.
- Faut-il que sur le front d'un profane adultèreBrille de la vertu le sacré caractère ? Racine, Phèdre, IV, 2
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2Adj. Qui viole la foi conjugale. Époux adultère. Tableaux ou estampes qui représentent la femme adultère de l'Évangile.
Flamme adultère
Racine, Phèdre, III, 3
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3Par extension, ce qui offre un mélange vicieux, coupable.
- Pour rendre à d'autres dieux un honneur adultère Racine, Esth. I, 1
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4Fig.
Votre lumière ne luit pas sur les âmes adultères et corrompues
Massillon, Prod.
Remarque
On donnait autrefois un complément à adultère. On dirait aujourd'hui l'amant ou la maîtresse.
Étymologie
Adultère est une formation récente faite sur le modèle d'adulterium, et comme s'il y avait un mot latin adulterius. La forme ancienne est avoutre ou aoutre ; provenç. adultre, avoutre, avoutro. En effet, le latin adulter ayant l'accent sur du, le mot français dut l'avoir sur la même syllabe : ce qui est dans avoutre, dans le provençal, dans l'italien et l'espagnol adultero. On trouve dans un texte du XIe siècle : Il faudrait donc admettre un bas-latin adulterius ayant l'accent par conséquent sur te. Mais le texte des Lois de Guillaume a été écrit en Angleterre, et il est défectueux ; on peut croire qu'il faut y lire la avultre.