agneau s. m. (a-gnô)
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1Petit d'une brebis. L'agneau et l'agnelle.
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2Viande de boucherie, chair d'un agneau. Cet agneau est fort tendre. Côtelette d'agneau.
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3Agneau pascal, l'agneau que les Juifs mangeaient à la fête de Pâques.
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4Fig.
- Le lion rugissant est un agneau paisible Racine, Esth. II, 9
- Faibles agneaux livrés à des loups furieux Racine, ib. I, 5
- Et lions au combat, ils meurent en agneaux Corneille, Poly. IV, 6
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5En langage mystique, l'agneau sans tache, l'agneau qui efface les péchés du monde, Jésus-Christ.
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6En termes de blason, symbole de la douceur et de la franchise. Agneau pascal, celui qui est peint tenant une banderole.
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Couche de sel formant la base d'une gerbe,
Enquête sur les sels, 1868, t. II, p. 509
Étymologie
Bourguig. ainille ; picard, aignieu ; Berry, aigneau, igneau ; wallon, ognai ; Namur, agnia ; provenç. agnel, anhel ; ital. agnello ; d'agnellus, diminutif d'agnus, agneau ; dans l'anc. lat. arnus. L'ancien français déclinait ce mot : nominatif li agnaus, régime le agnel ; pluriel li agnel, régime les agnaus. Ménage dit : « Tous les Parisiens généralement prononcent anneau, au lieu d'agneau : un quartier d'anneau, qui est une prononciation très vicieuse à cause de l'équivoque ; et cependant, ces messieurs étant les maîtres du langage, il faut parler comme eux. » La prononciation véritable a repris le dessus sur celle que Paris avait au XVIIe siècle ; il est possible que cette prononciation qui supprime le g ait d'anciennes racines ; car il y avait dans la haute antiquité française, en certains lieux du moins, tendance à atténuer les consonnes ; et dans le bourguignon, comme on a vu, le g est supprimé aussi.