ais s. m. (ê)
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1Planche de bois.
Il se trouve derrière un long ais de menuiserie que porte un ouvrier
La Bruyère, 11- L'un me heurte d'un ais dont je suis tout froissé Boileau, Sat. VI
- Sur l'ais qui le soutient auprès d'un AvicenneDeux des plus forts mortels l'ébranleraient à peine Boileau, Lutrin, v.
À ces mots, il saisit un vieil infortiat, Inutile ramas de gothique écriture, Dont quatre ais mal unis formaient la couverture
Boileau, ib.- Ses ais demi-pourris, que l'âge a relâchés,Sont à coups de maillet unis et rapprochés Boileau, ib. III
- La table où l'on servit le champêtre repasFut d'ais non façonnés à l'aide du compas La Fontaine, Philém.
- Six douves de poinçon servaient d'ais et de barre Régnier, Satire II
On mange sur un ais dans le carrosse
Mme de Sévigné, 425Ce fut bien pis quand l'homme de Mayence [Gutenberg] eut imaginé de serrer entre deux ais la feuille qu'un autre fit de chiffons réduits en pâte
Paul-Louis Courier, I, 210
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2Au jeu de paume, un coup d'ais, le coup que la balle donne de volée dans un ais qui est du côté du service.
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3Sorte de planchette à l'usage des relieurs.
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4Établi sur lequel le boucher débite la viande.
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5Outil du fondeur en sable.
Étymologie
Berry, ais, prononcé aisse ; espagn. exe ; portug. eixe ; ital. asse ; de assis, planche.