aisance s. f. (è-zan-s')
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1Absence de peine, facilité. Porter avec aisance un fardeau.
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2Liberté de corps ou d'esprit. Il fait toute chose avec aisance. L'aisance de ses manières. La liberté et l'aisance doivent régner dans les conversations.
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3État de fortune qui permet de se procurer les commodités de la vie. Il est dans l'aisance ; il jouit d'une honnête aisance.
Ces gâteaux étaient les seuls présents que Virginie pût faire de l'aisance de l'habitation
BERN. DE ST-PIERRE, Paul et Virg.
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4Au plur. Lieux, cabinet, fosse d'aisances ; latrines
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5Terme de jurisprudence. Servitude, commodité, service qu'un voisin retire d'un autre en vertu de convention ou de prescription.
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6Se dit de l'ajustage, de l'assemblage de certaines pièces, lorsque cet ajustage, cet assemblage présente quelque jeu.
Remarque
Heureusement cette puérilité n'a pas prévalu ; et aisance est resté dans le bon usage.
Étymologie
Aise. On trouve dans les contrats de vente de la fin du XVe s. : Maison, court, puits, lieux, aisances et appartenances, ainsi qu'elle se comporte. De là, selon M. Léon de Laborde, lieux d'aisance (par abus).