allée s. f. (a-lée)
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1L'action d'aller. Pour aller à cette chapelle, il faut toujours monter ; l'allée est très rude, le retour est facile.
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Familièrement, au plur. Allées et venues, courses, démarches. Il perd son temps en allées et venues.
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Fig.
La nature de l'homme n'est pas d'aller toujours ; elle a ses allées et ses venues
Pascal, édit. Cous.
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2Passage étroit entre deux murs, conduisant du dehors dans l'intérieur d'une maison.
J'entre dans une allée pour échapper aux spectateurs
J.-J. Rousseau, Hél. I, 21
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3Voie entre deux rangs d'arbres.
Aristote choisit dans le Lycée un lieu où il y avait de belles allées d'arbres
Fénelon, Philos. Arist.- Je l'ai trouvé, seigneur, au bout de cette allée,Où la clarté du ciel semble toujours voilée Corneille, Rodog. V, 4
C'est lui qui a inventé les machines à transporter de gros arbres tout entiers sans les endommager, de sorte que, du jour au lendemain, Marly changeait de face, et était orné de longues allées arrivées de la veille
Fontenelle, Sébastien.
Étymologie
Allé ; bourguig. aullée. Du Cange a dit, et après lui on a répété que l'allée, anciennement l'alée, était une faute de prononciation pour la lée (lée signifiait une voie dans une forêt), faute qui s'est impatronisée dans le langage : mais cela n'est pas admissible. Allée dans le sens de chemin se trouve déjà dans des textes du XIIIe et du XIVe siècle, époques auxquelles une pareille confusion ne se conçoit pas encore. On a dit allée pour action de cheminer, comme on dit sortie pour action de sortir ; de là, par une métonymie, le lieu où l'on chemine, l'allée.