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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

allée dans le Littré

2 articles· 7 citations· rimes· synonymes· étymologie· traductions· prononciation (13)

1allée s. f. (a-lée)

  1. 1L'action d'aller. Pour aller à cette chapelle, il faut toujours monter ; l'allée est très rude, le retour est facile.

    • Familièrement, au plur. Allées et venues, courses, démarches. Il perd son temps en allées et venues.

    • Fig.

      • La nature de l'homme n'est pas d'aller toujours ; elle a ses allées et ses venues Pascal, édit. Cous.
  2. 2Passage étroit entre deux murs, conduisant du dehors dans l'intérieur d'une maison.

    • J'entre dans une allée pour échapper aux spectateurs J.-J. Rousseau, Hél. I, 21
  3. 3Voie entre deux rangs d'arbres.

Étymologie

Allé ; bourguig. aullée. Du Cange a dit, et après lui on a répété que l'allée, anciennement l'alée, était une faute de prononciation pour la lée (lée signifiait une voie dans une forêt), faute qui s'est impatronisée dans le langage : mais cela n'est pas admissible. Allée dans le sens de chemin se trouve déjà dans des textes du XIIIe et du XIVe siècle, époques auxquelles une pareille confusion ne se conçoit pas encore. On a dit allée pour action de cheminer, comme on dit sortie pour action de sortir ; de là, par une métonymie, le lieu où l'on chemine, l'allée.

2allé, ée part. passé. (a-lée, lée)

    • Monti, allé à Madrid pour le plaisir de le voir [Albéroni], revêtu de la pourpre, eut peine à voir le roi et la reine d'Espagne ST.-SIM., 478, 164
    • Maulevrier allé en Espagne, comme un malade aux eaux, demeure à Madrid ST.-SIM., 144, 94

Remarque

Des grammairiens disent que allé ne peut pas s'employer sans son auxiliaire. Cela est en effet peu usité ; mais il n'y a aucune raison pour ne pas s'en servir comme de descendu, de sorti, ainsi qu'a fait Saint-Simon.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander