allure s. f. (a-lu-r')
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1Façon de marcher. Ralentir son allure. On reconnaît certaines gens à leur allure.
Il était guindé dans toutes ses allures
Hamilton, Gramm. 7
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Il se dit du cheval. Les trois allures naturelles du cheval sont le pas, le trot et le galop.
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Par extension, en parlant du soleil :
- Tu dois ta flamme à tout le monde ;Et ton allure vagabonde.... Malherbe, II, 3
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2Fig. Marche habituelle des choses.
La monarchie avait son allure par des ressorts qu'il fallait toujours remonter
Montesquieu, Esp. XXX, 4L'intolérance, front levé, Reprendra son allure
BÉRANGER, Mission.
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Tournure que prend une affaire. Cela prend une mauvaise allure.
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3Conduite d'une personne dans une affaire. Son allure n'est pas franche.
Je me défie des allures des gens paresseux
Mme de Sévigné, 302
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4Ce jeune homme a des allures, il a quelque commerce secret de galanterie. Cette locution a vieilli.
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5En termes de marine, direction de la route d'un bâtiment par rapport à celle du vent ; disposition de voilure appropriée à cette route.
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6En termes de chasse, distance de l'empreinte des pieds de devant à celle des pieds de derrière. Allures du cerf, les endroits par où il passe.
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7En termes de mineur, état d'un filon dans la roche ou dans le terrain qu'il traverse.
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8En termes d'usine, allure d'un feu ou d'un fourneau, sa manière de se comporter dans les opérations métallurgiques.
Étymologie
Aller. La forme ancienne régulière est aleüre, dont la contraction s'est faite de très bonne heure et qui suppose un bas-latin, alatura.