Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

alléguer dans le Littré

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alléguer v. a. (al-lé-ghé. Palsgrave, p. 23, dans le XVIe siècle, prononce les deux ll. La syllabe le prend l'accent grave, quand elle est suivie d'une syllabe muette : j'allègue, excepté au futur et au conditionnel, où elle garde l'accent aigu : j'alléguerai ; contradiction à faire disparaître)

  1. 1Citer une autorité, un passage, un fait. Alléguant ses autorités.

    • Ce verset que je vous ai allégué pour mon texte Bossuet, Serm. Quinq. 2
    • Après avoir allégué deux passages de saint Jean Chrysostome Bossuet, Avent.
    • Saint Paul ne cesse d'alléguer ce que Moïse a dit Bossuet, Hist. II, 13
    • Je n'allègue pas aux Israélites d'autres témoins que leurs yeux Bossuet, Hist. II, 3
    • Je pourrais ici alléguer cet illustre prélat qui.... Bossuet, Cornet.
  2. 2Mettre en avant, s'appuyer de. Les excuses que vous alléguez.

Étymologie

Provenç. allegar, alleguar ; espagn. alegar ; ital. allegare ; de allegare, de al pour ad, vers, et de legare, envoyer, envoyer vers, citer, invoquer (voy. LÉGUER).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander