amaigrir v. a. (a-mè-grir)
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1Rendre maigre. Le jeûne l'amaigrissait.
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Absolument. On prétend que l'usage du vinaigre amaigrit.
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2Fig.
Bien qu'il soit infiniment sensible à la misère et aux plaintes de son peuple, il n'a pu néanmoins s'empêcher de l'amaigrir
Guez de Balzac, Le Prince, ch. 17
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3Amaigrir un terrain, le rendre stérile.
Le cheval et la plupart des autres animaux amaigrissent en peu d'années les meilleures prairies
Buffon, Bœuf.
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4Terme d'architecture. Diminuer l'épaisseur. Amaigrir une pierre, une pièce de charpente.
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En peinture, amoindrir. Ce muscle est trop fort ; il faut l'amaigrir.
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5S'amaigrir, v. réfl. Se rendre maigre. S'amaigrir par l'abstinence.
- Pour m'aller amaigrir avec un tel chagrin Molière, le Dépit, I, 2
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En parlant d'un modèle en terre glaise, diminuer de volume, se resserrer en séchant. Cette figure s'est amaigrie.
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6S'amaigrir, perdre de sa compacité, en parlant de la terre.
L'art intervient pour diriger les eaux stagnantes ou pour empêcher, s'il y a une pente légère, que les terres ne s'amaigrissent par leur écoulement
Journ. offic. 11 fév. 1875, p. 1132, 2e col.
Remarque
Dans la citation de Molière, la vraie leçon est emmaigrir.
Étymologie
Provenç. amagrezir ; catal. amagrir ; espagn. amagrecer ; de à (voy. À) et maigrir (voy. MAIGRIR).